Que signifie le terme de terrier du ciel, qui est ton pseudo sur Instagram mais aussi la continuité de ton mémoire ?
C’est conceptuel et cela relève du ciel plutôt que de la terre, ce qui serait plus matérialiste, selon la conception bachelardienne des choses. Le terrier est pour moi l’idée d’une connexion en rhizomes de certains points que je mets en avant. C’est une sorte de carte mentale, ce qui fait écho à mon mémoire : l’idée de la géographie, de la carte mentale. C’est aussi la construction animale qui m’intéresse.
Et pourquoi s’intéresser aux animaux ?
Parce que c’est chercher à travers leur manière d’habiter et réfléchir le monde, d’autres manières de faire société et de vivre ensemble.
Pourquoi interroger le rapport des humains envers ou avec les animaux ?
Parce que, j’aime bien. C’est d’autres manières de voir, on vit tous ensemble sur Terre et cela permet de décentrer notre regard. Cela m’inspire des images, des images à créer, je ne sais pas.
Est-ce que ton parti pris est celui de la défense des animaux ?
Ce n’est pas directement cela. Il s’agit pour moi de ré-inclure l’humain dans ce système, voir l’humain comme un terrestre, comme dit Bruno Latour. Je crois qu’il dit cela, dans le sens où l’on habite la Terre et que nous faisons partie de la nature. Nature qui est une sorte de mot, de conception que je rejetterai.
Sommes-nous alors pour toi des animaux ?
Oui. Mais, il y a peut-être une différence dans nos cosmologies. Dans la représentation du monde, de l’imaginaire du monde et comment on se le représente. Est-ce une sphère ? Sommes-nous à part ou dans la nature ? Tout ça, ce sont des cosmologies.






