Lise Teani était responsable des publics jusqu’à la rentrée de septembre 2025 à la Maison des arts Georges et Claude Pompidou. C’est un Centre d’art contemporain situé dans le Lot. Je l’ai rencontrée dans le cadre d’un stage, et j’ai pu échanger avec elle sur les enjeux de la médiation, ainsi que ses contraintes. Cela concerne la Maison des arts comme d’autres structures culturelles. Son approche de l’éducation à l’image et de l’accessibilité de l’art contemporain m’ont particulièrement intéressé.

Dessin représentant Lise Teani.
Après avoir longtemps laissé de côté cette discussion, j’ai décidé de m’y replonger vers la fin du semestre. Cela contribuera à la préparation de mon diplôme, souhaitant aller à la rencontre de personnes travaillant ou contribuant à des structures culturelles de Lorient. L’idée est d’avoir finalisé une ou plusieurs formes de rendus à partir de l’interview de Lise. Cela permettra, lors des prochains entretiens, que les personnes rencontrées voient un résultat et se projettent mieux dans le traitement de leur propre parole.

Exemple de deux illustrations qui pourrait illustrer certains propos de Lise. Je décide, pour certaines, de représenter aussi les éléments qui justifient la source à partir de laquelle j’ai travaillé (captures d’écrans de vidéos, de stories, de sites internet…). C’est important pour moi de ne pas m’approprier des images dont je ne suis pas l’auteur et d’indiquer comment je travaille. Il est aussi important aussi pour moi de trouver une manière de faire respectueuse des différent.e.s personnes impliquées.
Au stade où j’en suis aujourd’hui, je souhaite continuer à travailler l’alliage textes/images. Pour l’instant, je tends vers une forme éditée qui puisse rassembler l’ensemble de l’interview, mais alliée avec des visuels. L’intérêt de ces images serait de compléter les propos de Lise en précisant certains éléments, tout en allégeant la lecture de l’échange. Mais en plus de cette forme éditée, pour donner à voir un extrait de celle-ci et la montrer autrement, j’ai envie de le mettre en espace.
Dernièrement, j’ai sélectionné des propos de Lise, qui à la fois me paraissent marquants, mais qui sont moins centrés sur La Maison des arts, en étant plus généraux. Dans le test que j’opère, j’ai choisi des réflexions autour de la médiation. Comment est-ce qu’elle la définit et qu’est-ce qui fait sens pour elle dans celle-ci. D’autres propos parmi ceux-là traitent du rapport des jeunes publics aux lieux d’art contemporain.

Tests d’accrochage ou mise en espace récente d’extraits de l’interview de Lise Teani couplé à plusieurs illustrations et motifs dessinés.


Dans la mise en espace, j’avais opté d’abord pour un accrochage linéaire. Mais des discussions autour de cette proposition m’ont amené à revoir cette présentation. L’objectif est d’inclure plus de motifs et de déployer la proposition dans un espace plus grand. Il m’a été recommandé par exemple de penser le mur comme une page, et je trouve cela intéressant.
L’ajout des motifs dessinés, comme j’ai pu en créer l’année dernière, peut apporter une esthétique ludique ou un imaginaire naïf. Cela fait écho aux animations d’ateliers qu’il est possible d’effectuer auprès des jeunes publics dans le cadre de médiations.
L’apport d’images et motifs dans l’ensemble permet aussi selon moi de donner envie de se plonger dans l’interview en attirant l’œil, à l’opposé d’un texte pur sans mise en page particulière. Tout cet apport visuel peut permettre aussi de fluidifier la lecture de l’interview, en choisissant des extraits de témoignages et en allant plutôt représenter en images les autres éléments évoqués par Lise.
En pensant de manière plus approfondie aux codes graphiques que je peux employer, ceux-ci pourraient guider le regard sur l’ensemble de l’interview, ou avoir d’autres rôles dans le traitement de celle-ci…



Exemples de compositions produites l’année dernière. Les deux premières sont des réalisations assez impulsives à partir de lettrages, onomatopées, motifs colorés… La troisième est un début de série de lettrage d’onomatopées, dessinées de manière variées. L’objectif, en écho ou inspiration du travail de Jochen Gerner, était de produire tout un tas d’éléments graphiques pouvant servir plus tard à d’autres projets.
Ma réflexion sur ce projet est toujours en cours. Mais travailler à partir de l’entretien réalisé avec Lise Teani m’a permis de mettre au clair certains éléments de ce projet qui sont importants pour moi.
Ces recherches m’ont permis de réunir et mettre en relation de nombreux éléments qui se retrouvaient dans ma production mais à différents endroits (création de motifs dessinés, traitement du témoignage et du portrait, illustration, enjeux de la médiation, etc.). Le dessin ici a vraiment plusieurs rôles à jouer qui ne vont pas seulement toucher à l’illustration. C’est aussi une nouvelle piste de création qui s’ouvre d’une certaine manière ici, mais qui est à approfondir.

