Texte écrit dans le cadre du workshop avec le journaliste Olivier Villepreux.
Le 25 mai 2020, à Minneapolis aux États-Unis, un Afro-américain nommé Georges Floyd était tué par des agents de police américains, après qu’un vendeur du magasin ait soupçonné Floyd d’avoir utilisé un faux billet de 20$. L’incident a été filmé et est devenu viral sur internet, allumant l’étincelle de manifestations contre le racisme aux États-Unis et dans plein d’autres pays, y compris en France, sous le slogan “Black Lives Matter”. Les jeunes manifestants portaient des pancartes disant “I can’t breathe” ce qui veut dire “Je n’arrive pas à respirer” : derniers mots de Floyd avant de mourir, et derniers mots aussi prononcés par Adama Traoré avant sa mort.
Traoré, un jeune Français noir, a aussi été tué par des agents de police, à Beaumont-sur-Oise, le 19 juillet 2016. Le mouvement Black Lives Matter, était un “Wake-up call”, ou un éveil pour tous les jeunes Français, contre le racisme systémique dans leur pays. Adama est devenu un symbole du combat et sa sœur, Assa Traoré, a fondé un collectif avec d’autres victimes de violences policières. Tandis que ces manifestations étaient lancées principalement contre le racisme fait aux noirs, par la suite, des militants LGBTQ, des féministes, et d’autres l’ont rejoint, faisant de ces manifestations une démonstration de solidarité de la jeunesse.
Durant cette période, le mot “Wokisme” s’est introduit dans l’actualité française. Un mot utilisé souvent pour attaquer les jeunes militants français. Des figures politiques conservatrices se servent de ce mot-valise pour faire de ces revendications une menace pour les valeurs françaises.

